Paroisse de la Presqu'île d'Arvert (La Tremblade)
Presbytère: 3, bd. Pasteur
17390 LA TREMBLADE

Tél.: 05 46 76 71 73
Fax: 05 46 76 71 74

colyacamille@hotmail.fr

Eglise ouverte de 9h30 à 18h30

05 46 36 84 86

Arvert, église Saint-Etienne.
Des XI et XIIes siècles. Dédiée à Saint-Etienne, le premier diacre de la première communauté chrétienne de Jérusalem, qui fut lapidé.
C’est probablement vers l’an 800 avec Charlemagne, que les Francs construisent en Arvert plusieurs prieurés : Notre-Dame de la Garde en Dirée, Notre-Dame de la petite Couronne et, en 1112, celui de Sainte-Catherine de Coux (moines Bénédictins), tous disparu depuis longtemps. L’élan nouveau que prit la foi aboutit à la reconstruction de nos églises détruites par les Normands. Ce fut Guillaume le Grand qui arrêta leur dernière incursion en 1019. A cette époque débute le style roman. L’église Saint-Etienne fut sans doute très belle et très importante, car le curé chanoine avait sous sa tutelle 52 paroisses et un nombre important de vicaires.
De sa splendeur passée, après les invasions barbares, les pillages et incendies, il ne subsistera que quelques colonnes et chapiteaux ; sa façade remaniée plusieurs fois au cours des siècles est encadrée de deux massifs de cinq colonnes supportant les chapiteaux.
Ceux de la première assise de droite sont très intéressants. Datée par les historiens de 1060, la tête du personnage central, historié en ronde bosse, vomit un serpent qui se replie et se retourne pour lui mordre la joue (l’histoire locale raconte que c’est la bavarde du village, une vraie langue de vipère) ; celle de droite, vue de pleine face, a d’amples moustaches et la barbe divisée en deux longues mèches à la mode sarrasine (évocation des pirates dont le souvenir à longtemps persister). La troisième tête de gauche est munie d’une épaisse barbe et d’une chevelure très ondulée.
Les chapiteaux de gauche, plus abîmés, représentent deux têtes d’anges, leurs petites ailes entourant le visage. A côté, une grimaçante aux dents proéminentes semble croquer un enfant vu de dos, bras levés, à chevelure ondulée (ange et démon ?).
En façade, le portail gothique présent au-dessus une petite fenêtre tréflée, encadrée de deux têtes de femmes ;
L’intérieur est très dépouillé ; juste à côté de la chaire, une portion de bénitier est surmonté de la coquille Saint-Jacques.
La pauvreté architecturale s’explique par l’assaut fatal qui se produira en 1568 en pleines guerres religieuses, les huguenots n’en feront qu’un tas de pierres. Elle ne sera reconstruite  qu’en 1683, soit 115 ans après. Les maisons alentours s’édifieront avec les pierres en provenant.1683, cette date est gravée dans la pierre des contreforts du chœur. Elle sera inaugurée par Messire Jean de Lafargue, curé de la paroisse pendant 45 ans, de 1672 à 1717, assisté par cinq vicaires. Elle ne sera dotée de son clocher qu’en 1845, abritant trois cloches.
La plus grosse donne le la bémol et pèse 450 kg. (Fonderie Guillaume Besson à Angers). Elle porte gravé dans le bronze « Vox domini in virtuté, vox domini in magnificienta » (La voix du Seigneur avec puissance, la voix du seigneur avec Majesté). Baptisée « Marie Emilie » par M. Louis Royer, son parrain, et Madame Emilie Royer, sa marraine, devant Jérémie Royer, maire et M. Gaillard, curé.
La seconde donne le si bémol et pèse environ 310 kg. Fondue en 1898 par Emile Vauthier à Saint-Emilion. Elle fut baptisée « Françoise, Stéphanie, Josèphe, Jeanne », par son parrain Clovis Falgoux et sa marraine Séraphine Falgoux, devant Lucien Fradin, curé.
La troisième donne le do et pèse 230 kg. Fondue également par Vautier, en 1898, et baptisée « Marie, Marthe, Léon, Eustelle », avec pour parrain Mr Félix Faure et marraine Mme Marie Clerteau.
Deux beaux vitraux du XIXe siècle illuminent le cœur, à droite Saint-Etienne, patron de l’église, et Saint-Paul à gauche, au regard très expressif. 










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