Paroisse Saint-Hilaire de Villefranche - Brizambourg
Presbytère: 15, rue du Presbytère
17770 SAINT-HILAIRE DE VILLEFRANCHE

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Eglise ouverte

L'église Saint-Martin d'Aujac remonte au moins au IIe siècle.
En 1076, Elie Le Roux donne cette église, ainsi que le droit dû au prêtre et le cimetière, à l'abbaye de Saint-Jean d'Angély, en rémission de ces pêchés. Située dans le diocèse de Saintes, archiprêtré de Matha, elle a pour nominateur le chapitre de la cathédrale de Saintes. Dédiée à Notre-Dame encore en 1683, elle prend plus tard (au moins depuis 1777) le patronyme de Saint-Martin. Sa reconstruction romane, dont il subsiste la nef et le portail nord, doit intervenir dans la deuxième moitié du XIIe siècle.
Dans une première période gothique (XIIIe siècle ?) le chœur est rebâti tel qu'il existe actuellement. Pour une raison inconnu (guerre de Cent ans, manque d'entretien ?), l'église connaît de graves désordres (devers des murs de la nef qui perd alors son éventuel voûtement) et des remaniements sont réalisés vers le XVe siècle: arasement des murs de la nef, murernent partiel du portail nord que vient remplacer une petite porte en arc brisé. La cloche de l'église est bénite une première fois en 1767 puis une deuxième fois, après avoir été refondue, le 17 décembre 1777 (c'est celle-ci qui existe aujourd'hui). Il est possible, vu son appareillage, que la façade ouest ait connue un remontage vers cette époque.
Au début du XIXe siècle, l’église connaît de grosses réparations, sur la façade ouest à nouveau : construction de deux contreforts de part et d’autre de la porte, à l’extérieur comme à l’intérieur, et reconstruction de cette porte, dont la clef est gravée de la date de 1810. Réparation du clocher-mur, doté d’un toit en charpente à la place de l’ancien fronton en pierre. Dans le même temps semble-t-il (même mode de construction), la chaire en pierre est installée dans l’épaisseur du mur nord de la nef et une sacristie est édifiée au sud vers 1819.
Au milieu du XIXe siècle (vers 1845) les murs de la nef sont réparés et la nef reçoit une nouvelle charpente. Vers 1859, un nouvel aménagement liturgique est mis en place par le curé : sainte-table en fer, autel-tombeau en bois. Toujours dans la deuxième moitié du XIXe siècle, le remplage de la baie orientale est reconstitué et des vitraux historiés y sont installés (non signés). Vers 1866 la sacristie, autrefois "très petite et humide" est remplacée par celle qui existe aujourd'hui.
Concernant l’ancien cimetière, au sud et à l’ouest de l’église, il est doté vers le milieu du XIXe siècle d’un mur de clôture. Trop exigu et posant des problèmes d’hygiène, sa translation a lieu vers 1886 et c’est sans doute peu après que le local pour char funèbre est édifié contre l’église, dans le prolongement de la sacristie.
En 1933, une forte tempête emporte la charpente du clocher, qui reçoit alors une couverture en béton armé.
Une magnifique porte d’entrée principale du XIIe siècle, entièrement emmurée depuis 500 ans a été mis à jour.
Au départ, Il s'agissait de restaurer l'église d'Aujac non répertoriée aux Monuments historiques. La municipalité a fait appel au chantier d'insertion du canton de Saint-Hilaire pour ce travail. Mais tout en grattant les pierres intérieures, au niveau de la petite porte nord, est apparu un bout de sculpture, puis un autre, et ainsi de suite. Les ouvriers du chantier qui ont mis à jour une magnifique porte d'entrée principale du XIIe siècle, entièrement emmurée depuis 500 ans.
Portail roman : On est impressionné par la qua lité et la beauté de cette porte. L'ouvrage semble être tout juste réalisé. Intacte, sculptée, ouvragée, la porte d'entrée présente un arc reproduisant une décoration d'art mauresque. Au Moyen Âge les gens voyageaient beaucoup et ils ont pu rapporter cette tradition dans leur pays. On admire les entrelacs supportés par les colonnes, les personnages des scènes religieuses... et au sommet de la voûte, une belle tête masculine aux moustaches finement taillées. Tout un ensemble de petits patrimoines ont été relevés, comme le banc des pauvres en pierre qui entoure l'intérieur de l'église, appelé ainsi lorsque le mobilier est entré dans ces monuments, «car, avant, on restait debout pendant les offices religieux». De même la chaire de pierre en forme de poivrière renversée et accolée au mur nord. On y accède par un petit escalier creusé dans l'épaisseur du mur... Ou bien cette piscine (lavabo) liturgique placée à côté de l'autel...




Une magnifique porte d'entrée principale du XIIe siècle, entièrement emmurée depuis 500 ans a été mis à jour.












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