Paroisse Saint-Joseph en Pays Surgérien
Presbytère:43, rue Audry de Puyravault
17700 SURGERES

Tél.: 05 46 07 01 77

par.surgeres@sfr.fr

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Eglise ouverte sur demande

05 46 68 92 36

Breuil-la-Réorte, église Saint-Pierre-ès-Lien.
C'est ici une très vieille maison de Dieu, reste d'un monastère qui s'élevait en ces lieux solitaires et boisés, propices à la méditation. Le toponyme "Breuil", fréquent dans la contrée, signifie un lieu boisé.
L'église actuelle n'est qu'une partie de l'église primitive qui s'étendait beaucoup plus loin vers l'ouest; la façade, tel qu'on peut la découvrir aujourd'hui, date du XVIIIe siècle; les autres parties de l'édifice, maintes fois remanié, sont beaucoup plus anciennes, et certaines d'entre elles semblent avoir une origine romane.
En 1953, on a découvert fortuitement, cachées sous des couches de chaux, de remarquables fresques paraissant dater du XIVe siècle: la Crucifixion de Jésus, l'Adoration des Mages, Saint-Paul et Saint-Matthieu... qui furent classées par les Beaux-arts.
Cette découverte fut à l'origine d'une heureuse restauration de l'ensemble de l'édifice en 1963 à l'instigation du prêtre desservant la paroisse et de la Municipalité.
On remarque à l'intérieur, outre les fresques, de beaux chapiteaux, ainsi qu'une stalle, style XVIIIe siècle, souvenir probable du monastère.
Il n'est pas célébré régulièrement d'office dans cette église éloignée de tout lieu d'habitation, qui accueille plus particulièrement les baptêmes, mariages et sépultures célébrés dans la commune.
Fresques :
Peintures exécutées à la détrempe sur lait de chaux teinté (technique à sec, pigments jaune, rouge, bruns – terres, bleu) emplacement et disposition des décors :
Base fondamentale – orientation à l’est
Place de la lumière, de Dieu, du paradis par opposition à l’ouest et à la fin des temps – parti des ténèbres
Opposition symbolique entre nord et sud
Les édifices disséminés en Poitou-Charentes, fourmillent de scènes de l’ancien ou du Nouveau Testament, le plus souvent isolées, assez rarement intégrées à un programme plus savant le décor mural souligne les articulations de l’édifice, l’exécution privilégie le mouvement, la souplesse, l’expression des visages. On y voit l’influence des «arts précieux»  vitrail et enluminures
Des modèles circulaient : on peut les rapprocher d’œuvres lointaines.
Scène :
Jambe drapée et pied nu, 1e personne.
A sa droite, une femme nimbée, debout, dessinant de la main droite un geste d’étonnement et de recul.
Entre les deux  se distingue un phylactère dont l’inscription a  disparu, c’est donc l’annonciation.
Entre cette scène et la nativité se dresse une autre personne dont on comprend mal la présence isolée ici.
A ce moment du cycle, c’est la visitation.
En examinant bien, on distingue une sinon deux personnes, du moins les deux manteaux jaunes et blancs, tombants de part et d’autre. On a donc Marie et sa cousine Élisabeth enceinte de St-Jean-Baptiste, qui s’embrassent, attitude habituelle dans cette scène, ce qui explique l’illusion d’une seule silhouette.
Revue où … dans l’église voisine de Landes, il y a fusion des deux personnes dans cette scène.
La vierge est allongée sur un lit recouvert de draperies, la tête tendrement inclinée (l’image de Jésus a disparu).
En arrière du lit «Joseph».
A proximité – un berger vêtu d’une cotte, sac en bandoulière et retourné pour entendre un ange lui annoncer la bonne nouvelle.
 
Adorateur des mages :
Le premier roi, sans couronne, s’agenouille et tend une coupe pleine d’or.
Le deuxième, debout, montre l’étoile au troisième.
Leurs visages symbolisent les trois âges de la vie.
Ces types sont apparus au XIIIe siècle – Gaspar, Melchior et Balthazar.
La vierge couronnée, assise sur un trône, présente l’enfant qu’elle tient debout devant elle
Le cycle de l’enfance ne continue pas sur le mur du chevé.
A gauche de la baie axe, on a deux personnages debout et nimbés tenant : un glaive dans la main droite, le livre saint à gauche, respectueusement caché sous le manteau.
Peut-être étaient-ce les apôtres Pierre et Paul qui étaient les saints patrons du prieuré et de l’abbé d’Ebreuil.
A droite de la baie axe : la crucifixion.
Le Christ aux manches longues et étroites, aux bras en arc de cercle, aux mains ouvertes et au corps affaissé.
Il est entouré de la Vierge et de St Jean, dont les visages expriment la douleur.
Malgré le raffinement de cette représentation, on peut même soulever de maniérisme, le peintre a su supprimer le pathétisme de cette scène, par le volume, l’ampleur des plis des vêtements, la mise en scène des pourtours de la croix – ce décor peint, garde des qualités monumentales (groupe d’œuvres inspirées par les arts précieux, la miniature, notamment la peinture de manuscrits).
On peut rapprocher par son style cette crucifixion d’une miniature extraite du missel à l’usage de Paris vers 1315 environ, les modèles circulaient ce qui explique des parentés avec des œuvres plus lointaines.
On  privilégie au XIVe siècle  la souplesse des corps, l’expression des visages.
Breuil (signifie petit bois) altitude du lieu : 40m.
Cette terre fut donnée en 1020 par le Duc d’Aquitaine.
Ancien prieuré à Ebreuil dans le diocèse de Clermont.
Il ne reste que les deux travées de l’église gothique à chevet plat et épaulé de contreforts droits
A l’intérieur le style de la mouluration : colonnes, chapiteaux, départ de nervures sont du XIVe siècle.
Les peintures découvertes en 1956, recouvertes par plusieurs couches de badigeon, de nombreux rehauts ont disparu.









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