Paroisse Saint-Bernard en Aunis - Courçon
Saint-Jean - Saint-Sauveur
Presbytère: 1, rue de la Cure
17540 SAINT-SAUVEUR D'AUNIS

Tél.: 05 46 01 80 40

http://st-bernard-en-aunis.monsite-orange.fr

Eglise ouverte
de 9h à 17h
et 9h à 19h l'été

Courçon, église Notre-Dame.
Quand on regarde l'église Notre-Dame de Courçon, ce qui frappe tout d'abord, c'est son aspect d'église fortifiée. Ce n'est qu'une apparence. A la différence de celle d'Esnandes par exemple, elle n'a pas de chemin de ronde. Les créneaux et les mâchicoulis du clocher ne sont que des ornements: tout cela date du début du XXe siècle. Avec ses allures d'église fortifiée, le bâtiment est essentiellement roman.
Il existait une église avant l'an 1000, mais les causes de sa ruine sont imprécises. L'église actuelle fut bâtie à la fin du XIe siècle, en l'an 1091, pour se défendre contre les Normands.
Autrefois, comme dans la majorité des communes rurales, le cimetière entourait l'église. En 1808, par décision municipale, celui-ci ne devait plus servir aux inhumations. En 1816, un terrain fut acheté plus au nord pour servir de cimetière aux communes de Courçon et de Saint-Martin de Villeneuve (ancien nom de La Grève-sur-Mignon). Cette dernière décidera en 1907 d'avoir son propre cimetière et de ne plus utiliser celui de Courçon.
Présentation extérieure de l’église :
C'est sans doute pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453) que l'église fut amenée à jouer un rôle militaire qui entraînera la création d'une salle haute sur la nef. Les murs furent considérablement haussés au-dessus du niveau primitif, niveau dont témoigne la rangée de modillons. Sur le côté sud, ils représentent des visages. Ces modillons sont caractéristiques du roman saintongeais. L'épaisseur de la façade fut portée à plus de deux mètres et la porte fut protégée par un double mâchicoulis sur arceaux. Une inscription sur le contrefort nord-est du chœur montre que ce pilier fut fait, en 1681, par les entrepreneurs Bourdolle et Tricaux. Sur le contrefort suivant sont sculptées des armoiries.
La toiture de l'église étant sur le point de tomber, elle est réparée en 1814. En 1902, de nombreuses parties de la toiture sont une nouvelle fois dans un état alarmant. La couverture établie en perches et roseaux, comme cela se pratiquait autrefois, n'est plus en état de supporter le poids d'un homme. De nombreuses perches sont rompues ou vermoulues. Les roseaux sont pourris par les gouttières. Les travaux de réparation sont adjudiqués en janvier 1903. Certaines parties du mur sont consolidées, un contrefort de la façade nord est reconstruit, tous les bas de mur sont réparés. Des chéneaux sont établis pour recueillir les eaux de pluie. Des parapets sont mis en place pour les parties couvertes en terrasse.
Le clocher, légèrement rectangulaire, est de style roman. Très sobre, percé de quatre ouvertures qui ressemblent à des meurtrières, il était primitivement coiffé d'une toiture en pyramide obtuse à quatre pans. Refait en 1900, il possède aujourd'hui une coupole à pendentifs (la seule de l'Aunis avec celle d'Ars-en-Ré) et une cloche qui pèse 450 kilos. C'est certainement à cette époque que le clocher de l'église a été "agrémenté" de créneaux.
Présentation de l’église :
La grande nef est romane, elle a été terminée au XIIe siècle et les deux chapelles latérales ont été achevées au XVe siècle. Les voûtes de style roman à l'entrée de la nef laissent place à des voûtes de style gothique à la hauteur du chœur. Les murs en moyen appareil ont été décrépis en 1870.
La voûte en berceau brisé à l'entrée était primitivement en pierre, comme les autres voûtes de l'édifice. Les contreforts d'origine étaient trop fluets pour remplir leur rôle. La voûte commença inévitablement à s'affaisser. En 1864, elle menace de tomber en ruine. La partie de la nef, entre la porte d'entrée principale et les voûtes latérales, est condamnée. En 1867, la voûte est abattue puis reconstruite dans la moitié de sa longueur. Elle est remplacée par une autre, plus légère et en briques. C'est sans doute aussi à cette époque que l'on renforça les contreforts, afin de stopper l'écartement des murs.
Cette voûte en briques était primitivement crépie par souci d'esthétique, mais de nos jours, certains architectes prétendent qu'il ne faut pas cacher les matériaux. Cette théorie n'est pas partagée par tout le monde, même aux Beaux-arts.
Les chapelles latérales sont des adjonctions des XIV et XVe siècles. Elles ont servi d'arcs-boutants qui ont évité l'écroulement de cette partie de la nef principale. Pour faire communiquer ces chapelles avec la nef, on a percé les murs d'arcades disparates, séparées par des piliers. Dans ces chapelles, les arceaux des voûtes et les voussures sont saillants et offrent, en coupe, la forme d'une carène de navire. Le chœur a dû être modifié à la même époque.
Présentation du vitrail qui domine l'autel :
Le vitrail qui domine l'autel est de style gothique flamboyant, pourtant ses meneaux (nervures) ont été remplacés à la fin du XIXe siècle et on ignore son tracé antérieur.
Ce vitrail, qui daterait de 1864-1967, représente de gauche à droite :
Saint-Guillaume: Ermite, mort en 812, canonisé en 1066. Peut-être une référence au Duc d'Aquitaine et Comte de Poitou, dit Guillaume Fier à Bras. Fête le 28 mai.
Jeanne d'Arc (1412-1431) : dite Jeanne La Pucelle, vierge et martyre, canonisée en 1920. Fête le 30 mai.
Saint-Louis (1214-1270) : Roi de France, canonisé en 1297. Fête le 25 août.
Saint-bernard (1090-1153) : Abbé cistercien, fondateur du monastère de Clairvaux. Canonisé en 1174. Fête le 20 août.
Autres richesses de l’église :
La plus remarquable est assurément une copie de la Sainte Famille de Raphaël, située sur le mûr sud du chœur. Cette toile est du XVIe siècle et son original est au Musée du Louvre. Ce travail est attribué à Jules, dit Le Romain (1499-1546) : Guillio Pipi de Jannuzi, architecte et peintre de l'école romaine, élève et collaborateur de Raphaël. Ce serait un don du Duc de La Rochefoucauld. Pendant la Révolution française, il a été plié et caché dans une ferme des environs. D'ailleurs, on peut encore distinguer la trace des plis à certains endroits. Le dessin est très fidèle, mais les couleurs sont plus pâles que l'original. La toile représente au centre Jésus et Marie, à gauche Elisabeth et Saint-Jean-Baptiste, à l'arrière Saint-Luc et Saint-Joseph.
Les vitraux des tribunes nord et sud datent des environs de 1900 ainsi que le chemin de Croix. Au milieu de l'allée centrale, côté sud, le vitrail de la Présentation de Jésus au Temple fut offert, en 1953, par l'Abbé Guérande, curé de la paroisse à cette époque.
Les autels et retables des chapelles latérales sont du XVIIe siècle. Au nord, l'autel est dédié à la Sainte-Vierge et au sud, au Sacré Cœur.
Le Maître-autel actuel, en pierre de taille fine, date du début du XXe siècle. Il a remplacé un autel à baldaquin du XVIIe siècle. Le devant de cet autel très abîmé et vermoulu est à la sacristie. Le baldaquin était soutenu par six colonnes de bois massif. Deux de ces colonnes encadrent le confessionnal, les quatre autres ornent les fonds baptismaux, qui eux, sont de style Louis XIV.




















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